Xavier Barbaro - Neoen : « L’actualité de la société en 2020 est loin d’être une feuille blanche, bien au contraire »

Premier producteur indépendant français d’énergies renouvelables, Neoen a su s’imposer sur ce marché hautement concurrentiel en France. Xavier Barbaro, son dirigeant, revient sur la création de l’entreprise et son actualité face à la pandémie.

Entreprise cotée depuis 2018 à Euronext Paris. Neoen développe, finance, construit et exploite des centrales électriques à partir d'énergies renouvelables (solaire, éolien, biomasse). Actif dans 14 pays, Neoen possède la plus grande centrale solaire de France, à Cestas, équipée de pas moins de 980 000 modules sur plus de 250 hectares. Aujourd’hui, Xavier Barbaro, PDG de l’entreprise et parrain de la première promotion de l’accélérateur Transition Energétique Bpifrance revient sur le développement de la société ainsi que sur l’actualité de Neoen face au Covid-19.

Bpifrance : Parlez-nous un peu de la croissance fulgurante de Neoen

Xavier Barbaro : On fait partie des entreprises qui sont parties de zéro en termes d’effectifs, d’actifs, et de nombre de centrales. On est donc passé par tous les moments de vie d’une entreprise : startup, PME puis ETI.
En 2008 quand nous avons lancé l’entreprise, tout le monde se tournait vers les énergies renouvelables. Il y avait à l'époque environ 300 entreprises en France, donc difficile de se démarquer. Pourtant, on a choisi dès le début d’être les bons élèves en se disant qu’un jour notre travail ferait la différence. Très rapidement nous nous sommes également tournés vers l’international afin d’ouvrir notre marché.
Aujourd'hui, grâce à notre modèle économique, nous sommes l'un des rares à être encore là et à s’être implantés dans 14 pays.

B : Aujourd’hui, de nombreux secteurs se retrouvent menacés suite aux conséquences de la pandémie. Comment avez-vous vécu la période de confinement ?

X.B : Malgré les signes avant-coureurs, je dois admettre que je ne m’attendais pas à un choc si violent. Pourtant, l’organisation s’est bien passée pour Neoen. Grâce à l’internationalisation de l’entreprise, le télétravail était déjà très répandu. Tous nos collaborateurs savent parfaitement interagir à distance, notamment grâce à l’accompagnement de notre DSI.

B : Et coté business ?

X.B : Grâce à notre parc d'actifs issus de nos centrales solaires et éoliennes, nous n'avons pas eu de chute du chiffre d'affaires. D’autre part, nous avons la chance d’avoir une équipe légère donc pas de problème de sureffectif, on a su occuper les gens et éviter le recours au chômage partiel. Cependant, la crise aura pour effet de ralentir temporairement le rythme des constructions et des mises en service.

B : Comment envisagez-vous le « monde d’après” ?

X.B : Je vais un peu prêcher pour ma paroisse mais quand on regarde le monde d’après, on voit bien que la transition énergétique va rester d’actualité, car l’enjeux climatique n’a pas disparu. Oui, le confinement a entrainé une petite baisse des émissions, mais c’est loin d’être suffisant.
Je suis persuadé que s’il y a un effort d’investissement à l’échelle européenne et internationale, de plus en plus de centrales renouvelables verront le jour dans les années à venir. D’abord, c’est une source d’emplois rapides, sans oublier qu’en ce moment il y a un vrai coup de projecteur sur la souveraineté. Investir et produire de l’énergie grâce à des centrales solaires ou éoliennes va donc devenir un vrai enjeu pour bâtir le monde de demain.

B : Et Neoen dans tout ça ?

X.B : L’actualité de la société en 2020 est loin d’être une feuille blanche, bien au contraire. De nombreux projets sont en cours ! Certains viennent tout juste d’être gagnés et d’autres sont en constructions. Des centrales qui étaient en construction vont également entrer en exploitation.
On se lance également dans un nouveau projet : le stockage ! Historiquement, nous faisions du solaire et de l’éolien, mais récemment nous nous sommes mis au stockage vert, qui est une manière d’intégrer les énergies dans le réseau.
L’objectif pour Neoen c’est de continuer à grandir – l’entreprise ne devrait pas tarder à rentrer dans le SBF 120 – à se diversifier en termes de pays, de technologies et de clients, notamment avec l’entrée dans son portefeuille de Google.

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