Le vélo électrique pliant d’Eovolt, de l’Empire du Milieu à la France

Lancée par deux jeunes expatriés en Chine puis relocalisée à Bourges, la marque a récemment déménagé son atelier dans un local de 2400 m2 près de Lyon pour accroître ses capacités de production et satisfaire la demande. Désormais, elle met le cap sur l’international.

Une jeune entreprise en pleine croissance

Les commandes s’envolent pour Eovolt, une jeune pousse française à l’origine d’un vélo électrique pliant. « La demande ne fait qu’augmenter, si bien qu’on n’arrive toujours pas à la satisfaire », assure Baptiste Fullen. Le cofondateur de la jeune marque qui, depuis juin, s’est installée dans une usine de 2400 m2, à Genas, dans la région lyonnaise, pour accélérer sa production et répondre ainsi à l’engouement du marché pour sa bicyclette innovante. Légère, compacte et facilement transportable, celle-ci intègre le pack batterie dans la tige de la selle et propose des fonctions telles qu’un port USB pour recharger son téléphone. Un concept venu à Baptiste Fullen et Luca Chevalier, un pratiquant de vélo de descente en compétition, en Chine, à Ningbo, lors d’un séjour étudiant…

« Nous avons lancé la conception début 2018 lorsque nous étions en Chine, où on trouve un savoir-faire, des produits et des fournisseurs de qualité, ainsi que les capacités de production », explique Baptiste Fullen. Toutefois, « notre but, dès le départ, était de rapatrier l’assemblage en France ». Le premier atelier français d’Eovolt a ainsi vu le jour à Bourges (Cher), où les vélos d’Eovolt ont commencé à être montés au printemps 2019. « Lors de la mise en place, certains de nos fournisseurs chinois sont venus nous voir pour nous apporter leur expérience et leur savoir-faire, ce qui nous a permis d’aller vite et de recruter les premières personnes pour réaliser l’assemblage des produits », précise le dirigeant de la jeune pousse qui, depuis, n’a cessé d’accélérer.

Objectif : devenir leader européen

« Les produits plaisaient beaucoup et nous avions également un bon service après-vente. Au fur et à mesure, la production a augmenté », poursuit Baptiste Fullen. Mais leur atelier de Bourges ne disposant que de 300 mètres carrés, il a fallu déménager dans un bâtiment plus grand pour suivre le rythme de la demande. Dans leurs nouveaux locaux lyonnais, Eovolt a ainsi pu installer une ligne de production électrique où neuf opérateurs peuvent travailler. « Nous avons recruté une équipe solide, dont très récemment un nouveau directeur de production, un ancien de Saint-Jean Industries », confie le patron de la startup qui compte aujourd’hui quinze salariés.

L’industrie du cycle est « une industrie d’assemblage » de produits fabriqués par différents professionnels - pneus, moteurs, batteries… « Nous nous occupons du cadre et développons certaines pièces avec nos fournisseursqui les fabriquent pour nos produits », détaille Baptiste Fullen. « Nous souhaitons travailler avec de plus en plus d’acteurs européens », d’autant que certains fournisseurs y sont moins onéreux que ceux d’Asie. L’ambition d’Eovolt est de devenir leader européen des vélos électriques pliants. « Nous avons beaucoup de demandes au Royaume-Uni, en Allemagne, en Espagne, au Benelux, mais pour l’heure nous mettons un peu le pied sur le frein pour pouvoir d’abord livrer nos clients français ».

En parallèle, la startup, qui a réalisé l’an dernier 1,1 million d’euros de chiffre d’affaires, prévoit de monter en gamme. Elle développe quelques prototypes en carbone pour rendre ses produits encore plus légers, mais aussi plus intelligents, grâce à une application qui permettrait de suivre l’état de la batterie ou d’autres parties. Pour ce faire, la pépite, qui avait réalisé un premier tour de table fin 2019 auprès de Bpifrance, Banque populaire et CIC, projette de lever de nouveaux fonds d’ici à fin 2021.

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